KE
a — FT
l’exaltation patriotique, surexcite toujours quelques imaginations, il y eut à Québec, comme dans toutes les places assiégées, des inventeurs d'engins qui devaient anéantir l'ennemi ! On fit dans la ville jusqu'à 200 brûlots, c'est vrai. M°is on y disait qu'un marin avait répondu sur sa tête de brûler, par un secret à lui, toute l’escadre Anglaise! Déjà quatre marins s'étaient offerts, moyennant 10,000 francs, de faire sauter le vaisseau amiral Anglais de 110 canons. On leur en avait promis 30,000 s'ils réussissaient !
N'importe, ce spectacle de la population tout entière se levant, comme un seul homme, pour défendre ses foyers contre l'envahisseur, est admirable !
Mais il fallait que l’intendant Bigot vint jeter sa note discordante dans cet unanime concert de patriotique enthousiasme, Desandroüins, à qui nous avons emprunté tous ces détails, ajoute : « Cependant l'intendant Bigot ne prie plus aucun « officier des troupes de terre chez luy, sur ce « qu'on luy a mandé de France que quelques « uns d’entre eux ont écrit qu'il s'entendoit mieux « à faire ses affaires, que celles du Roy et de la « Colonie ? »
En attendant, et quoi qu'il advienne de Québec, on continue à travailler aussi chaque jour, les jours de pluie battante excepté, aux retranchements de Carillon, sous la direction du capitaine Desandroüins.
s quelme dans d'engins dans la is on ÿ . tête de \nglaise !
oyennant u amiral it promis
ation tout
ame, pour seur , St
vint jeter ne concert üins, à qui , ajoute :
plus aucun uy, Sur ce e quelques doit mieux OY et de la
de Québec, e jour, les
retrancheju capitaine
« Le 10 Juin, arrivée du vieux Delorme, notre « charpentier, pris l'hyver dernier par des Sau- « vages. Il avait été conduit chez le colonel « Jonhson, à la terre duquel il a travaillé. Dès « qu'il a pu, cet homme, âgé de 53 ans, et ayant « l'air d'en avoir 60, de peu de ressources, étant « encore très incommodé des pieds qu'il avait eu « gelés pendant qu'il fut pris, et ayant été « tourmenté de fièvre pendant sa captivité, prit « la résolution et l’exécuta de s'enfuir à travers « les bois, sans vivres, sans fusil, n'ayant que sa « hache et deux chemises. Il partit le 27 May, à « 7 heures du matin; gagna aussitôt les bois ; « fit beaucoup de chemin la 1re et la 2e journée; « vécut de cerfeuil, d’ails sauvages en petite « quantité, et de feuilles de bois blanc qu'il eut « peine encore à trouver dans les montagnes ; et « enfin le 13e jour, s'étant toujours conduit par « le soleil, il atteignit les premières habitations « de Saint-Frédéric, tellement exténué que si « quelqu'un ne l’avoit rencontré, il eut couru « grand risque de périr, pendant la nuit suivante, « n'ayant pas la force de se trainer. Il a été « accueilli de tout le monde en arrivant. »
Je ne sais qu'elle a été l'intention de Desandroüins en racontant l'évasion de ce pauvre vieux charpentier. Mais, toujours est-il que c’est là un magnifique exemple des privations et des souffrances que peut endurer un homme qui porte au cœur la nostalgie des siens et l’amour de son pays!
ST PSP PENRUES à “ bn LS à 22 Cr
La ETES = > Dean radeon SELS EL Sa