‹ Le maréchal de camp Desandrouins, 1729-1792 [microforme]Chapitre 70 sur 109 · SR ES · texte numérisé non relu

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« Le 10, beau temps. Tout le monde était bien « en train de travailler, lorsqu'il arriva, vers « 2 heures 1/2, un malheur qui troubla tout, et « me toucha aussi sensiblement que jamais je « l’aye été, continue Desandroüins.

« Six cauonniers faisaient des balles à feu (1), « dans une casemate de la grande demi-lune : un « officier, M. d’Arlens, capitaine de Berry, les « regardoit. Tout-à-coup, le feu prit à l’artifice « par un accident qu'on ne scait pas, mais qu'on « soupçonne avoir été occasionné par un poinçon « de fer avec lequel ils battoient le pulverin dans « les balles.

« Quatre canonniers furent tués et brûlés, et les « autres estropiés et à demi brûlés, de même que « M. d'Arlens.

« Je venois de leur parler de mon pays, il y « avoit un 1/4 d'heure! »

Peut-être quelques uns de ces maiheureux artilleurs étoient-ils Lorrains ou Verdunois.

A cette époque le service des reconnaissances devint plus actif, si c'est possible, que par le passé, car on voulait avoir des nouvelles des Anglais qui se trouvaient à Lydius et aux environs.

Pour cela le colonel de Bourlamaque avait organisé des bandes de 20 et parfois de 100 Canadiens ou Sauvages, mêlés à quelqu”s volontaires français qui partaient chaque jour en course.

Les Canadiens et les Sauvages surtout, très (1) Probablement des balles explosibles,

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