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recrues françaises qui nous venaient, et qui sont tombées aux mains de l'ennemi. On les a incorporées de force dans les régiments, et elles ne cherchent qu'à déserter. Du reste, ces troupes ont tellement peur des Sauvages, qu'elles refusent de marcher, « et qu'elles sont restées deux ou « trois jours en bataille, croyant toujours que « notre armée aller leur tomber dessus. Aussi les « Anglois ne viendront pas nuus attaquer. »
Tous ses racontars étaient des mensonges. Si les Anglais étaient effrayés, l'effroi ne les paralysait nullement.
Ils étaient 12 à 15.000 réunis sur les ruines du fort William-Henry, et nos coureurs « avaient « entendu aboyer leurs chiens. » Ils avaient près de 300 berges à l'ancre sur les bords du Saint- Sacrement, ainsi que plusieurs bateaux armés de canons. Quelques-unes de leurs berges étaient occupées à fouiller les îles du lac; et une de ces légères embarcations , apportée à dos d'hommes, avait été vue rôdant jusque dans le Champlain, aux abords de la baie des Deux-Rochers.
Aussi, ne s'endormait-on point à Carillon dans une trompeuse sécurité. Les fausses alertes même qu'ils eurent, tenaient nos soldats en éveil.
Le 15 Juillet, vers le soir, un de nos chefs de partis, « avec les Sauvages, vint à toute course « annoncer qu'il avoit entendu marcher, tousser, « faire le hibou dans les environs de l’ancien camp « du Portage, et qu'on y avoit répondu. »
sont Sur le champ, Bourlamaque ordonne, aux trois ‘ cOr- compagnies de grenadiers, aux volontaires, aux s ne Sauvages, aux piquets de garde, et à quelques upes ouvriers du génie, de marcher aux retrancheisent ments ; et au reste de l’armée de se tenir prête à | 0e x ou prendre les armes. 4 que Bientôt « les Sauvages arrivent les uns après % si les ! « les autres. Ceux-ci disent avoir entendu comme AE « des quantités de berges et de batteaux aborder sta à es. Si « la rive du lac, puis le bruit des rames qui se di | para- « choquent en abordant, et le tumulle indispen- rl « sable d'une armée qui débarque; ceux là ont UNE "| nés du « oui parler, casser des branches d'arbres et cie | vaient « remuer la terre comme pour se retrancher... » rh Ÿ it près Sur ces rapports répétés, Bourlamaque, qui fut A Saint- sur pied toute la nuit, fait sortir les volontaires, is ‘ nés de les Canadiens et les Sauvages, à peu près 600 e? | étaient hommes, soutenus en arrière par les grenadiers, tin de ces avec ordre de ne point s'engager. Ils avancèrent AA Lmmes, jusqu’à la rivière Bernetz « en bonne contenance. Fu. nplain « Les Sauvages se sont éparpillés, et ont poussé lt « à toute course, jusqu'au lieu du prétendu Al bn dans l « débarquement des Anglois où ils n’ont même JE À s même « pas vu la moindre piste! » LA + L. L'alerte était fausse cette fois. M. de Langis, î hefs de « qui étoit resté au Portage, avec 5 ou 6 Sauvages, heu course « n’avoit du reste rien vu, ni entendu. » Mais la da M tousser, peur avait fait entendre aux Sauvages des bruits rs on Camp qui n’existaient que dans leur imagination. 4 Ce ea lu. » Pourtant le lendemain un article « de la Gazette GONE.
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