‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 113 sur 334 · GUÉRIT DE SA BLESSURE. U · texte numérisé non relu

GUÉRIT DE SA BLESSURE. U

le transporter dans son propre logement, au village de Porporala, et l'y fit soigner par ses médecins.

Sur ces entrefaites, une suspension d'armes, préparée par les négociations de l'abbé Mondini et du comte Masscrati, le premier agent de la duchesse Chiisline auprès du roi, l'autre représentant des princes de Savoie, fut conclue (14 août) entre les belligérants. Elle devait avoir cours jusqu'au 25- octobre à minuit.

Tandis que Lleganez reprenait la route de Milan et que le prince Thomas se rendait à Turin, l'armée française s'éloignait de Porporata pour se répandre dans ses nouveaux cantonnements, sur les deux rives du Pô, et le cardinal choisissait Pignerol pour quartier général. A peine Fabert eut-il été amené dans celte ville (19 août), que sa blessure, qui lui avait paru, quelques jours auparavant, en voie de se guérir, s'envenima d'une manière inquiétante ; les médecins proposèrent de pratiquer l'amputation de la cuisse. Moins effrayé qu eux, il refusa de se prêtera cette opération, et leur dit avec le plus grand sang-froid, en les congédiant, qu'il n'entendait pas mourir par pièces, que la mort le prendrait tout entier ou n'aurait rien. Les instances du cardinal pour le faire changer de résolution restèrent sans effet. Soit qu'il eût découvert le remède qui lui convenait, soit que la crise qu'il venait de traverser dût produire, dans tous les cas, une réaction favorable, il se trouva sur pied au bout d'une

la ciladelle de Tunn, pour l'allaque des deux villes. (Journ. des camp, de Fabert.)

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