LeUi'e, ilrjà citée, de Fabert à Talon, du 'J juillet
VOYAGES DE FABERT EINTlîE REIMS ET RÉTHEL. 175
Reims, et adjoignirent le maréchal de Brézé à Ghâtillon, dans le commandement de l'armée qui se reformait à Réthel. La prise de Doncliery fut pour l'ennemi l'unique fruit de sa victoire. Bientôt Lamboy, rappelé en Flandre par le cardinal infant, repassait la Meuse, abandonnant le duc de Bouillon à ses seules ressources. Celte dernière circonstance modifia sensiblement la situation ta l'avantage des affaires du roi. On crut pouvoir sortir de la défensive. Après une semaine de délibération, pendant laquelle Fabert lit plusieurs voyages entre Reims et Réthel, instruisant le roi des intentions des maréchaux et rapportant à ces derniers, en réponse à leurs propositions, les ordres et les instructions de la cour*, on se décida pour le siège de Donchery . En conséquence, l'armée évacua Réthel, dont on avait eu un instant la pensée de faire une sorte de réduit défensif de la Champagne. La vigueur avec laquelle Fabert conduisit contre la petite forteresse meusienne l'attaque du maréchal de Brézé, contribua pour beaucoup à amener sa reddition (81 juillet) ■, immédiatement suivie de celle de Sedan, résultat dû aux habiles négocia-
1. Lettres (cop.) rie Chàtillon et de Brézé à de Noyers, des 19 et 23 juillet, et du roi aux deux maréchaux, des 20 et 23 juillet {Dibl. 7iat., .1/s., F^ FR. 37()G); imp. dans Aubcry.
2. On trouve trace de la participation de Fabert et de sa compagnie du régiment des gardes aux opérations devant Donchery, dans une relation (copie non signée et sans nom de destinataire, du 2 août, Bibl. mit., Ms.,F. FR., 20607) du siège de cette place. Fabert fut désigné par le roi au ciioix du maréchal de Brézé pour remplir les fonctions de maréchal de camp au siège de Donchery, mais le brevet de cette cliarge ne lui fut accordé (pi'eu 1641 ; voir à cette année.