FABERT AUX SIÈGES DE DONCHERY ET DE BAPAUME
lions de Puységur, ainsi que de la rentrée en grâce du -duc de Bouillon, sollicitée avec chaleur auprès du roi par son favori, le marquis de Cinq-Mars.
Ce fut au siège de Donchery que le roi reçut l'heureuse nouvelle de la prise d'Aire (26 juillet) par le maréchal de la Meilleraye; mais la joie qu'elle causa fut de courte durée, car on ne tarda pas à apprendre que la garnison française était à son tour enfermée dans la place par les Espagnols et les Impériaux. Fabert, envoyé alors de l'armée de Châlillon à celles de Brézé et de la Meilleraye, et consulté sur la possibilité de forcer les assiégeants à s'éloigner d'Aire, fut d'avis qu'il fallait les laisser se consumer en efforts sur ce point et se porter d'un autre côté. Il proposa au roi, revenu depuis quelque temps en Picardie, de faire le siège de Bapaume, qui, selon ce qu'il affirmait, ne devait pas se prolonger au delà de huit jours. Déjà il avait reconnu la place à l'aide d'un travestissement. L'exécution de son projet ayant été décidée, la Meilleraye et Brézé, après une pointe jusqu'aux portes de Lille', rentrèrent eu Artois et s'approchèrent de Bapaume. Une des deux attaques fut confiée à Fabert. Le septième jour, la place se rendit ; c'était vingt-quatre heures plus tôt qu'il ne l'avait dit. Le 1 oi témoigna en ces termes la vive satisfaction que lui causait un aussi prompt résultat : « M. de Fabert a
1. Faberi fut envoyé à la cour par les maréchaux de Brézé et de la Meilleraye pour rendre compte de Taltaque des faubourgs de Lille. (Lettre orig. du maréchal de Drézé à Chavigny. du camp près de Lille, 4 septembre, Arch. aff. élr., Pays-Bas, t. XIV.)
Deux des voyages que Fabert fit à cette époque à la cour (1° entre