PARTAGE, DEVANT BAPAUME, LES TRAVAUX DES INGÉNIEURS
des talents admirables, il promet plus qu'on espère et fait plus qu'il ne promet. »
Un incident qui survint pendant le siège de Ba-: paume et que nous allons rapporter, est tout à lait propre à donner une juste idée delà manière dont Fabert comprenait et remplissait ses devoirs militaires. On sait que les ofticiers qui servaient à cette époque comme ingénieurs dans les armées étaient généralement de grade inférieur et appartenaient rarement à la noblesse ; bien qu'ils fussent exposés à plus de dangers que les autres, ils ne jouissaient pas de la môme considération. Or, Fabert ne trouvait pas indigne de lui les humbles fonctions de ces ofticiers; il connaissait l'importance de leurs travaux, d'où dépendait le sort des places, et ne dédaignait pas de les partager avec eux; avec eux il prenait le pic et la pioche, plantait les piquets, traçait les cheminements, établissait les batteries, perçait la contrescarpe, travaillait aux galeries des fossés, attachait le mineur à la chambre de mine. C'était là, aux yeux de quelques officiers du régiment des gardes, dérogera la dignité de sa charge. Un de ses amis, en leur nom, étant venu lui en faire la représentation, il lui répondit : « Je suis très obligé à ces Messieurs de l'intérêt qu'ils prennent à ce qui me regarde, mais -je voudrais leur demander si le
la Bassée et Amiens ; 2° entre le camp d'Eloy, devant Lille et Amiens) sont constatés par des quittances (1" du "21 août, "2" du 6 septembre) délivrées à Fabert par le trésorier de Pépargne, des sommes de 320 et de -400 livres pour frais de poste. (Pièces originales sur parchemin, signées Fabert, dans la Collection de M. Miciiel Giiasles, de l'Institut.)