‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 147 sur 334 · IL EST QUESTION DE CONFIER A FABERT · texte numérisé non relu

IL EST QUESTION DE CONFIER A FABERT

saires aux vivres qui en sortaient, et réussit à obtenir d'eux des renseignements sur l'état de la place, ses ressources en matériel et en munitions, elle nombre de ses défenseurs. Il apporta lui-même ces précieuses informations au roi, à Xarbonne. Presque aussitôt après (:2l avril), Louis XIII se mit en route, accompagné de de Noyers, pour rejoindre l'armée de la Meilleraye devant Perpignan. Richelieu, miné par la lièvre depuis plus de trois semaines, demeura à Narbonne avec Chavigny.

Bien qu'il fût impossible de prévoir le moment où la capitale du Roussillon tomberait aux mains de l'armée royale, il était déjà question du gouverneur que l'on y placerait, de Fabert entre autres \ Richelieu, habitué à disposer de charges semblables suivant sa propre volonté, lui fit espérer que celle-là lui serait accordée. Le 1" mai, il écrivit à ce sujet à de Noyers que les députés de Catalogne ayant demandé un gouverneur civil de leur nationalité, il s'agissait de trouver un gouverneur militaire porté à s'accommoder de la subordination, de pure forme d'ailleurs, qui en résulterait pour lui, et, de plus, doué des qualités de bienveillance et de modération nécessaires pour se concilier l'estime des habitants. « Après avoir bien pensé et repensé à cette affaire, je ne vois point, disait-il, qu'il y ait aucun esprit en toute l'armée qui soit si propre à cela que M. Fabert, pourvu qu'il se veuille soumettre à cette

1. Lettre (aut.) de de Noyers à Cliavigiiy, de Perpignan, "29 avril. {Arch. a If. étr., Fiance, t. G.)

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