LE GOUVERNEMENT DE PERPIGNAN
domination apparente du gouverneur catalan, ce qu'il doit faire si le roi le désire. Du bon choix que le roi fera de celui qui entrera là-dedans, dépend la sûreté de sa conquête '. » De son côté, Cliavigny accentua comme il suit, dans une lettre à de Noyers, l'opinion du Cardinal : « S. E. est dans une extrême impatience que l'affaire de M. Fabert soit résolue ; ■je ne puis vous dire combien elle serait fâchée si le roi y faisait difficulté '-. » De Noyers lui répondit (Ornai), après plusieurs jours de silence ^ dont s'inquiéta quelque peu Richelieu pour le succès de sa démarche '\ que le roi croyait Fabert capable de remplir la charge à laquelle on cherchait un titulaire, mais ne prendrait de résolution définitive qu'après examen d'une liste de plusieurs noms \ Là-dessus, ayant été prévenu que le baron de Noailles '' s'était mis sur les rangs pour obtenir le gouvernement de Perpignan, le cardinal fit connaître en ces termes à de Noyers son opinion sur ce personnage : « J'avoue que sa qualité, sa fidélité et son humeur douce me le
I. Lettre (orig. de la malii de Charpentier), du l" mai, de Narbonne, tirée du cabinet de W le duc d'Auniale, et rapportée par M. Avencl.
i. Lettre (min.) du 'i mai. {Arch. aff. étr., France, t. G.)
3. Louis XllI était malade. « Je n'ose parler de l'affaire de M. de Fabert jusqu'à ce que le roi soit tout à fait remis en son premier état. )) (Lettre (aut.) de de Noyers à Ghavigny, du 3 mai, Arcli. a/], étr., France, t. G.)
4. Lettre (orig.) de Richelieu à de Noyers, du 8 mai, dans M. Avencl, tirée du cabinet de M-" le duc d'Aumale.
5. Lettre (aut.) à Ghavignv, du '.» mai. (Arch. a/f. élr., France, t. G.)
0. Anne, baron de Noailles, mostre de camp d'un régiment d'infanterie portant son nom, plus tard comte et enfin duc de Noailles.