‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 148 sur 334 · LE GOUVERNEMENT DE PERPIGNAN · texte numérisé non relu

LE GOUVERNEMENT DE PERPIGNAN

domination apparente du gouverneur catalan, ce qu'il doit faire si le roi le désire. Du bon choix que le roi fera de celui qui entrera là-dedans, dépend la sûreté de sa conquête '. » De son côté, Cliavigny accentua comme il suit, dans une lettre à de Noyers, l'opinion du Cardinal : « S. E. est dans une extrême impatience que l'affaire de M. Fabert soit résolue ; ■je ne puis vous dire combien elle serait fâchée si le roi y faisait difficulté '-. » De Noyers lui répondit (Ornai), après plusieurs jours de silence ^ dont s'inquiéta quelque peu Richelieu pour le succès de sa démarche '\ que le roi croyait Fabert capable de remplir la charge à laquelle on cherchait un titulaire, mais ne prendrait de résolution définitive qu'après examen d'une liste de plusieurs noms \ Là-dessus, ayant été prévenu que le baron de Noailles '' s'était mis sur les rangs pour obtenir le gouvernement de Perpignan, le cardinal fit connaître en ces termes à de Noyers son opinion sur ce personnage : « J'avoue que sa qualité, sa fidélité et son humeur douce me le

I. Lettre (orig. de la malii de Charpentier), du l" mai, de Narbonne, tirée du cabinet de W le duc d'Auniale, et rapportée par M. Avencl.

i. Lettre (min.) du 'i mai. {Arch. aff. étr., France, t. G.)

3. Louis XllI était malade. « Je n'ose parler de l'affaire de M. de Fabert jusqu'à ce que le roi soit tout à fait remis en son premier état. )) (Lettre (aut.) de de Noyers à Ghavigny, du 3 mai, Arcli. a/], étr., France, t. G.)

4. Lettre (orig.) de Richelieu à de Noyers, du 8 mai, dans M. Avencl, tirée du cabinet de M-" le duc d'Aumale.

5. Lettre (aut.) à Ghavignv, du '.» mai. (Arch. a/f. élr., France, t. G.)

0. Anne, baron de Noailles, mostre de camp d'un régiment d'infanterie portant son nom, plus tard comte et enfin duc de Noailles.

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