INTRIGUES DE CINQ-MARS POUR RENVERSER RICHELIEU
que jamais des témoignages de dévouement et d'afleclion.
Un peu avant le départ du roi pour le camp devant Perpignan, un gentilhomme de Gascogne, le vicomte de Fontrailles, arrivait à Narbonne, venant de Ma. drid. 11 était porteur d'un iraité négocié clandestinement entre lui au nom de Gaston d'Orléans, et le duc d'Olivarès, au nom du roi d'Espagne. On connaît ce document où l'on disait que « c'étaitpour faire cesser la cause des oppressions dont gémissaient depuis longtemps la noblesse et le peuple » que le duc d'Orléans avait offert à Sa Majesté Catholique de prendre les armes et sollicité son assistance. Comme condition des secours en soldats et en argent qu'elle s'engageait à fournir, l'Espagne n'exigeait que la remise entre les mains de Gaston, par le prince Frédéric- Maurice, de la forteresse de Sedan, à titre de place de sûreté. Tel était le fruit des intrigues nouées depuis longtemps par le marquis de Cinq-Mars avec le fi'ère du roi et le duc de Bouillon pour renverser Richelieu.
Bien qu'à l'époque où Louis XIII s'éloigna de Xarbonne, Richelieu ne connût pas encore ce pacte criminel, il était parfaitement instruit des cabales de cour dirigées contre lui. L'âme ferme au milieu des souffrances et des angoisses de la maladie, il disputait pied à pied la faveur et la confiance du roi à son indigne protégé devenu son ennemi le plus acharné. Néanmoins, pendant les quelques jours qui précédèrent la séparation de Louis XIII et de son premier ministre,