FABERT CHERCHE A PÉNÉTRER DANS LA PRISON DE DETHOU
velic de rarrestation du duc de Bouillon à Casai lui parvint avant son départ -, il eut encore le temps de recevoir en audience à Montfrin l'abbé de la Rivière^ que Gaston avait chargé de mendier son pardon.
Fabert n'avait pas suivi la cour lors du retour de Louis XIII à Narbonne. Quand la nouvelle de l'arrestation de Cinq-Mars et de de Thou arriva au camp de Perpignan, il eut l'ordre de quitter l'armée avec les compagnies des gardes françaises qui faisaient partie des troupes de siège, pour se rendre auprès du roi. A peine eut-il rejoint celui-ci à Montfrin, qu'on lui commanda de se diriger sur Lyon avec sept de ces compagnies. Avant de s'acheminer de ce côté, il rétro grada rapidement sur Tarascon et chercha à pénétrer jusqu'à de Thou, qui y était retenu ; mais la défense de laisser visiter le prisonnier était des plus rigoureuses, et il dut repartir sans l'avoir vu. Une telle démarche, tentée pour ainsi dire sous les yeux du cardinal, était un véritable acte de courage; il en déplora l'insuccès en termes touchants , dans une lettre adressée, le 29 juin, de Valence, à l'abbé de Thou \ frère d'Augustin : « Tout ce que je puis vous dire de M. de Thou, lui écrivit-il, c'est qu'il se porte bien, et que, de tous ses serviteurs, aucun ne ressent sa disgrâce avec plus de douleur que moi, et qu'il n'y a rien au monde que je ne fisse pour pouvoir lui témoigner le ressentiment que j'ai de la bonté qu'il a toujours eue pour moi. Pour vous. Monsieur, vous n'aurez jamais