‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 157 sur 334 · Le frère d Augustin de Thou était abbé de Bonnev;^L · texte numérisé non relu

Le frère d Augustin de Thou était abbé de Bonnev;^L

ACCOMPAGNE LE liOI A SON RETOUR A FONTAINEBLEAU. 197

personne plus affectionnée à vous rendre très-humble

service que je suis '. »

Le roi, que nous avons laissé à Monlfrin, en partit le 80juin, et entra à Lyon le 7 juillet. Après un repos (le quelques jours dans cette ville, il reprit sa route vers Fontainebleau, accompagné de Fabert. Arrivé au bourg de l'Arbresle (14 juillet), il s'ouvrit au capitaine aux gardes, dans un de ces moments d'expansion tels qu'il n'en avait peut-être qu'avec lui, des sentiments quelui inspirait la conduite de Cinq-Mars. Ce qu'il trouva à dire, dans cette occasion, de la légèreté et 'de l'ingratitude de son ancien favori, de ses habitudes d'outrecuidance, de sa prodigalité et de ses vices, et enfin des intrigues auxquelles il avait osé se livrer, avec la complicité des ennemis de l'État, poui' renverser Richelieu, est, sans aucun doute, conforme à la réalité, mais n'en décèle pas moins un cû?ur complètement dépourvu de générosité "-. Le len-

1. Lettre faut.) (Dibl. mit.. Ms., Du Puij. t. CMXV). — Du Puy, garde de la Bibliothèque du Roi, et parent de de Tliou, a rassemblé dans ce tome une centaine de lettres de condoléance, toutes autographes, qui lui furent adressées, ainsi qu'à l'abbé de Bonncval, soit à l'époque de l'arrestation, soit après le supplice d'Augustin de Thou. Le nom de Fabert se trouve mêlé, dans ce recueil, à ceux d'un grand nombre de personnages illustres ou de haute condition : Turenne, maréchal de Guébriant, ducs d'Épernon et de Beaufort, comtes de Charrost, de la Châtre, de Béthune, de Miosscns, d'Escars, de Montrésor, marquis de Maulévricr et de Gesvres, Fontenay-Mareuil, Esprit [de l'Académie française], Marie de Rohan, Marie de Gonzague, duchesse de Montbazon, comtesse de Soissons, comtesse <le la Châtre, etc. Quelques-unes de ces lettres ont été publiées par M. Ludovic Lalanne, dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de France. Celle de Fabert est imprimée dans ce Bulletin, année 1853.

'2. Le roi s'exprima en ces termes ; « Voici la cinquième fois que

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