‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 16 sur 334 · TUE EN DUEL L'ÉCUYER DU DUC DE LA VALETTE · texte numérisé non relu

TUE EN DUEL L'ÉCUYER DU DUC DE LA VALETTE

la duchesse sa femme, nommé Conseil. Ce fut contre ce favori domestique, aux intrigues duquel il attribuait son échec, qu'il tourna tout son ressentiment. Pour mieux assurer sa vengeance, il garda vis-à-vis du duc de la Valette le silence d'un homme résigné, et laissa croire à ses amis qu'il prenait bravement son parti de cette mésaventure. En réalité, il n'attendait, pour mettre à exécution ses projets, que le retour de son rival dans le pays lorrain, où il pourrait le provoquer en combat singulier sans encourir la rigueur des ordonnances rendues en France contre le duel. Prévenu du départ de la duchesse de la Valette ' pour Pont-à-Mousson -, il se rendit en toute hâte dans cette ville (1624), où, laissant à peine à Conseil, qui venait d'y arriver, le temps de se reconnaître, il lui fit mettre l'épée à la main. Conseil, l'épaule percée de part en part, tomba raide mort. Fabert, grièvement blessé, s'enfuit de Pont-à-Mousson ta Pagny, avec l'aide

1. Gabrielle-Angélique de Bourbon, fille de Henri IV et de la marquise de Verneuil.

2. La duchesse se dirigeait alors sur Metz, où l'attendait un brillant accueil. Avant d'entrer dans la ville, elle séjourna à Moulins (juin 10:21), dans le château d'Abraham Fabert le \)erc I Journal ^de Jean Dauchez-, greffier de Plappeville, au dix-septième siècle, .1/.v. de la Dibl. (le Met:-, publié par MM. Abel et de Bouteiller, Metz, 1868).

Les fêtes qui eurent lieu à l'occasion de la réception que lui firent les Messins, sont décrites au long dans un livre publié en 1021, sans noms d'auteur et d'imprimeur, sans indication de lieu et date, et portant le titre suivant : Combat d'honneur concerté par les IIII élémenta sur Iheuieuse entrée de madame la duchesse de la Valette en la ville de Metz, ensemble la resjouissance publicq concertée par les habitants de la ville et du paijs sur le mesme sujet. Cette relation sort peut-être des presses d'Abraham Fabert, mais rien ne prouve qu'il en soit Tautcur; le style en est lourd et prolixe. D'api es M. Bcgin {Histoire des sciences, des lettres, des arts et de la civilisation

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