‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 180 sur 334 · FABEKT CRAINT DE PEIIDUE SA CHARGE · texte numérisé non relu

FABEKT CRAINT DE PEIIDUE SA CHARGE

Real, Fabert ne craignait pas de prendre fréquemment son avis sur ce qui touchait aux affaires dont le soin lui incombait au nom du roi. Au besoin, il savait lui faire certaines concessions. C'est ainsi qu'à la suite des scènes de mutinerie survenues le jour de la fête de saint Pierre, il lui avait accordé la liberté de plusieurs Sedanais détenus comme otages, et la remise d'amendes dont quelques-uns d'entre eux étaient frappés '. Dans une autre occasion, toujours à la prière de Real, il n'avait pas été donné suite aux poursuites dirigées contre une femme coupable d'avoir tenu des propos outrageants sur les catholiques, à la condition qu'elle rachèterait sa faute par une aumône -.

Aux soucis de la lutte que Fabert soutenait avec une énergie si persévérante contre les calvinistes sedanais, pour conserver au roi la forteresse dont il avait la garde, dernier cadeau de Richelieu à la France, se joignaient de graves préoccupations personnelles. La réaction qui s'était produite au début de la régence contre le système politique du cardinal défunt et avait amené la chute de de Noyers, puis celle de Chavigny, ne laissait pas de l'inquiéter. Les deux victimes étaient ses protecteurs et ses amis. Quoiqu'il n'eût pas participé comme eux au maniement direct des affaires de l'État, il avait joui publiquement de la confiance de Richelieu, et avait été

1. LeUres aui.) de Real au duc de Bouillon, des 5 et 7 juillet.

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