ABEKT EST NOMMÉ MARÉCHAL DE CAMP
raines des levées de contributions de guerre, il se prononça pour l'affirmative, à la condition que l'on n'accepterait cpie des clauses honorables. Enfin, l'ordre fut donné à Le Tellier de préparer pour Fabert le brevet de maréchal de camp ; c'était la réponse du cardinal" à un article du mémoire constatant les inconvénients de l'état de subordination où le gouverneur de Sedan se trouvait placé vis-à-vis des gouverneurs des places voisines, tous pourvus de cette charge, chaque fois qu'il avait à s'occuper, de concert avec eux, des affaires de l'État. Deu.s jours après (^ février), le sergent de bataille Fabert prenait rang parmi les maréchaux de camp '.
Après avoir réglé avec Fabert les affaires d'État qui intéressaient Sedan, Mazarin lui demanda, pour son propre compte, l'aide de ses bons offices. Il s'agissait d'une garde particulière dont il voulait s'entourer, ainsi que l'avait fait Richelieu. L'idée de cette mesure personnelle paraît lui avoir été suggérée, en septembre 1043, peu de jours après la chute des Importants, par le maréchal de la Meilleraye -, qui n'avait pas été sans connaître les trames ourdies
1. K Brevet (min.) de maréchal de camp pour le sieur Fabert », •4 février 16i4. {Arch. D. G., t. LXXXVl.) Mazarin avait eu connaissance par Richelieu, deux ans auparavant, de rintcntion du roi de conférer à Fabert le brevet de maréchal de camp, et croyait (|u'il y avait été donné suite. C'est ce que Fabert lui-même nous apprend dans le mémoire du 2 février, cité plus haut.
Fabert s'était démis, en août Ifiio, de sa charge de capitaine aux gardes. (Pinard, Chronologie militaire.)
2. Lettre (cop.) de Mazarin à la Meilleraye, du 0 septembre, en réponse à une lettre du 6. (Bihl. maz., Ms., H, 1719, t. 1.)