‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 195 sur 334 · Bibl. nat., Recueil Cangé, t. XX.VI · texte numérisé non relu

Bibl. nat., Recueil Cangé, t. XX.VI

RECRUTEMENT, SOLDE ET LOGEMENT DES SOLDATS. 2fl

loment des volontaires. Chaque homme de recrue était conduit à Sedan où, après avoir signé librement son engagement sur le livre du major (sergentmajor'), il recevait, avec une prime d'enrôlement en argent, des effets d'habillement et des armes. Ce mode de recrutement entraînait la suppression du racolement par fraude ou par violence, dont la pratique scandaleuse amenait sous les drapeaux des enfants escamotés à leurs parents, des gens contrefaits, de pauvres paysans brutalement arrachés à leurs champs, etc.; de plus, appliqué à une population aux instincts guerriers comme celle de Sedan, il était fait pour attirer des hommes capables de comprendre et de relever la dignité de la profession des armes. Quant aux officiers , Fabert les avait pris parmi des hommes sûrs, dont le mérite militaire lui était connu. Afin de répondie au désir de Mazarin, qui était d'obtenir, pour la répartition de l'argent des montres, un système régulier de payement, facile à généraliser dans les garnisons comme dans les armées en campagne, il avait institué une solde fixe, que les officiers touchaient le premier de chaque mois, et les soldats le jeudi de chaque semaine ; ceuxci la recevaient des mains d'un officier préposé aux fonctions de comptable. Le nombre d'hommes de

1. D'après une ordonnance royale du i mars 1644, les sergentsmajors des places frontières avaient, entre autres devoirs, ceux de rechercher les passevolants, d'ernpècher les fraudes qui se commettaient dans les revues, et de distribuer les logemenls dans les garnisons. [Bibl. du ministère de la guerre. Collection des ordonnances militaires, t. XVI.)

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