IL RÉDIGE LA CAPITULATION DE LA PLACE
Enfin, le mineur, après avoir travaillé pendant neuf jours dans une muraille « plus dure que le diamant », réussit à l'aire un petit fourneau. Vingtquatre heures après, trois grands fourneaux emportaient toute la face attaquée. La nuit même qui suivit l'effet de cette mine, et avant qu'il y eût brèche à un second bastion, Diego Gavallero, après avoir consulté Fabert, offrit de se rendre.
Le i8 mai, dans la soirée, fut signée la capitulalion rédigée par Fabert lui-même, et dont une des clauses stipulait sa liberté \ Le lendemain, un bastion fut remis entre les mains des Français, avec une des portes de la place ". Le gouverneur demanda quatre jours pour pouvoir s'embarquer avec sa garnison, réduite de deux mille trois cents à huit cents hommes \ Le siège avait duré trente-huit jours depuis la réouverture de la tranchée. En vingt-cinq jours, d'Alvimar s'était rendu maître du château de la Trinité.
Quand le comte d'Harcourt apprit la capitulation de Roses, il écrivit à Le Tellier : v 11 faut que je vous
1. Le P. Barre. — Lettre (aut.) de Ricaidelle à Cliavigiiy, du 29 mai. (Arch. aff. étr., Espagne, t. XXII.) Le 30 mai, Ricardelle écrivit à Cliavigiiy : « Le malheur de Fabert n'a pas été inutile au service du roi, car don Diego avait pris confiance en lui, et il a hâté dans son esprit la reddition de la place. » (Min., même source.)
2. Roses a encore été prise par les Français en l(i'.l3, 1703, 17'J-i et 1808. L'ancienne colonie rhodienne n'est plus aujourd'hui qu'une pauvre bourgade de pêcheurs, au milieu de mares d'eau croupissante.
3. Lettre (aut.) de Fabert à Chaviguy, de Roses, 2S mai, à onze heures du soïr. {Arch. nat., K, 117 A.)
Dépêche (cop.) aux gouverneurs des provinces sur la prise de Roses, du 10 juin. [Arch. D. G., t. XCIV.i