‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 208 sur 334 · REVIENT A SEDAN · texte numérisé non relu

REVIENT A SEDAN

avoue que la considération de la liberté de M. de Fabert a augmenté la joie que j'ai reçue du succès du siège de Roses. Vous savez, Monsieur, que j'ai besoin, par deçà, de gens faits comme lui. C'est pourquoi je m'en servirai, si ce n'est que je reçoive de voire part quelque ordre contraire*. » Mais, au début de la campagne, une lettre du roi avait enjoint à Fabert de retourner en France à l'issue du siège, « sans attendre de congé ni d'ordre- ». Quant à du Plessis-Praslin, l'heureux vainqueur de Roses, il alla recevoir des mains du roi, au commencement de juillet, le bâton de maréchal de France.

En s'éloignant de Roses, Fabert se dirigea par Narbonne et Perpignan sur Antibes, où il arriva le 10 juin. Il en repartit le 16, après avoir établi, de concert avec MM. de Gampels et de Saint-Sauveur, un projet d'organisation défensive de la place.

Le 1" juillet, il rentrait à Sedan. Quelques jours après, il dépêcha à la cour le chevalier de Pelleport, son beau-frère, lieutenant au château, porteur de renseignements écrits, destinés à Mazarin, sur l'état de la garnison et la composition du personnel d'officiers. Il dressa ensuite un mémoire détaillé des revenus du roi dans l'étendue de son gouvernement. A cette occasion, il fit valoir que la nécessité où il était de s'éloigner de temps en temps de Sedan pour

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