DÉPART DE FABERT POUR L'ITALIE AVEC LA MEILLERAYE
recommandations précises qu'il lui renouvela un peu plus tard dans les termes suivants : « Je vous conjure d'appliquer tons vos soins principaux à ce point-là, et de les étendre aussi à tout ce qui peut favoriser la bonne issue de nos projets. Je sais que le désir que vous avez de m'obliger ne sera pas un petit motif pour vous faire faire des choses extraordinaires ; je les attends de votre amitié et de votre adresse *. »
Le grand maître de l'artillerie, accompagné de Fabert, arriva à Toulon dans les premiers jours de septembre. Le 16, la flotte mettait à la voile-. Fabert avait envoyé la veille à la cour, sur l'effectif et l'état des troupes embarquées, ainsi que sur les approvisionnements emportés pour la subsistance à terre, un mémoire fort soigné, qui lui valut les félicitations de Mazarin^
A Oneglia, la flotte recueillit en passant les troupes commandées par du Plessis-Praslin. Un petit corps, dont étaient Fabert et le baron de Courcelles \ fut débarqué à l'île d'Elbe, et chargé d'investir la place
1. Lettre (lu 18 septembre {Arch. aff. étr., Turin} ea minute dans le tome XLIl, en copie dans le tome XXXIX.
Le manque d'accord entre le duc de Brézé, grand amiral de France, et son subordonné le comte du Daugnon. vice-amiral, et la division qui s'était mise après la victoire d'Orbitello et la mort du duc entre les chefs de l'armée navale, n'avaient pas été sans influence sur l'insuccès de la première expédition. • 2. Lettre (aut.i de Fabert à f.havigny, du 15 septembre. {Arch. nal., K, 117 B.)
3. Lettre du 24 septembre. {Arch. ajf. étr., Turin, en minute dans le tome XLII, en copie dans le tome XXXIX.)
4. Louis-Charles de Champlais, baron de Courcelles, maréchal de camp.