FABERT AIDE AUX OPÉRATIONS DE RECRUTEMENT
livres ^ que M. de Penacors" a refusées, cela ne pouvant servir pour les levées qu'il a à faire. Ainsi, je suis dans le déplaisir que vous pouvez imaginer de ne pouvoir en aucune chose témoigner à Son Ëminence la reconnaissance des obligations que je lui ai". » Fabert n'en était pas moins prêt à seconder de toute son activité les agents de Mazarin chargés de l'organisaLion des levées. De son côté, reconnaissant la justesse des motifs qui mettaient le gouverneur de Sedan hors d'état de lui donner satisfaction, le cardinal s'empressa d'envoyer un peu d'argent et deux lettres de change de dix mille livres chacune, pour servir au payement des recrues. En même temps, il s'engagea, une fois de plus, à faire rembourser à Fabert ce qui lui était dû \ Quelques semaines après, trois compagnies de cavalerie étaient sur pied. On échoua pour le recrutement de l'infanterie. En informant Mazarin des résultats obtenus, et en lui exprimant de nouveau, à cette occasion, le regret de n'avoir pu y contribuer de ses propres deniers, Fabert lui remit sous les yeux les vaines promesses
1. Au moment où Fabert écrivait cette lettre, les négociations relatives à l'achat de Plancy n'étaient pas encore terminées. Les fonds qu'il réservait pour cette acquisition, et ceux qu'il consacrait aux fortifications de Sedan, composaient à peu près tout son bien.
2. M. de Penacors avait pour mission de diriger les levées sur la frontière de Clianipagne.