‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 232 sur 334 · RAPPELLE A MAZARIN SES PROMESSES DE REMBOURSEMENT · texte numérisé non relu

RAPPELLE A MAZARIN SES PROMESSES DE REMBOURSEMENT

qu'il en avait si souvent reçues. « Je sais, Monseigneur, lui écrivit-il, vous avoir promis ma vie et mon bien ; mais, en vérité, il ne me reste que le premier, et, hors la détresse où je suis par l'appréhension que j'ai que Votre Éminence ne me croie moins abandonné à son service que je suis, jamais il ne m'arriverait de vous parler du second, quoique j'y sois obligé par la bouté que Votre Éminence témoigne vouloir avoir pour moi envers Messieurs des finances, qui payent plus volontiers ceux qui prêtent au roi à gros intérêt qu'ils n'ont de volonté de me rendre ce que j'ai déboursé, sans autre considération que celle de la satisfaction que j'ai 'essayé de donner à Votre Éminence, et de celle que j'avais moi-même de lui pouvoir donner des marques que je suis absolument càellc'. » Bientôt, poursuivi par la crainte de voir dépérir entre ses mains, faute d'argent, l'importante place dont il avait la garde, Fabert annonça à Ghavigny son intention de traiter de sa charge de gouverneur, si le surintendant des finances continuait à l'abandonner à ses seules ressources privées". Cet accès de découragement ne fut que passager et ne l'empêcha pas d'assister, au prix de nouveaux sacrifices personnels, le maréchal de Turenne dans les opérations militaires dirigées contre les Espagnols, du côté du Luxembourg^.

Page 1