‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 233 sur 334 · ENTRE EN NÉGOCIATIONS POUR L'ACHAT DE LARREY · texte numérisé non relu

ENTRE EN NÉGOCIATIONS POUR L'ACHAT DE LARREY

Dans les premiers mois de IGiS, Fabert est occupé avec Chavigny à des négociations pour l'acquisition de la terre de Larrey*, voisine de Laignes, en Bourgogne, appartenant au maréchal de Gramonf-. Dès le mois de septembre 1(34.7, il avait renoncé à l'achat de celle de Plancy^

Au moment de la reprise des opérations militaires, il fut demandé à son insu par le maréchal de Gramont, pour servir en Flandre, dans l'armée du prince de Condé. Mais sa santé, qui se ressentait encore des épreuves de l'expédition de 164.6 en Italie, ne lui permettait pas d'aftronter les fatigues d'une campagne de longue durée. Aidé de Chavigny, il obtint de rester à Sedan, dont il ne s'éloigna que pour aller, comme l'année précédente, prendre les eaux de Bourbonne*.

A quelques semaines de là, des événements d'une gravité exceptionnelle se déroulaient à Paris. De son gouvernement, Fabert les suivait avec une anxieuse attention. Déjà, au milieu de la confusion générale

1. Larrey, aiijourd'luii canton de Laignes, arrondissement de Chàlillon-sur-Seine (Côte-d'Or).

2. Lettres (aut.) de Fabert à Ciiavigny, des 29 mars, 9 et 22 avril et 6 mai. {Arch. nat., K, 117 B.)

3. Fabert écrit à Chavigny le 15 septembre (lettre citée plus liaul) : « Vous approuverez, s'il vous plaît, que je rompe le traité de Plancy, puisque l'on n'a pas voulu le donner à 283 000 livres, qui est près du denier trente-cinq. » On est d'autant plus en droit de conclure de là, contrairement à l'assertion du P. Barre, que Fabert n'acheta pas Plancy, qu'à partir de cette époque le nom.de cette terre n'est plus prononcé dans sa correspondance avec Chavigny ni ailleurs.

4. Lettre (aut.) de Fabert à Chavignv, du 15 mars. {Arch. nat-, K, 117 B.)

Page 1