FABERT CONTRIBUE A L'ÉLARGISSEMENT DE CHAVIGNY
î\ l'égard de la cour'. Toujours d'après le cardinal, Ghavigny s'était empressé de profiler de cette circonstance pour exposer ses vues politiques; il avait réussi à y rallier le duc de Châlillon, qui, à son tour, s'était engagé à en conférer avec le prince. Directement menacé par ces menées, Mazarin avait espéré conjurer le péril en mettant son rival en lieu de sûreté -. Nous n'oserions pas affirmer qu'en cette délicate conjoncture Fabert se porta caution pour son ami malheureux^; en tout cas, les efforts qu'il fit auprès du cardinal pour excuser sa conduite contribuèrent, non moins que les instances du parlement, à amener son élargissement (27 octobre) ^
1. On sait que Mazarin tint pendant quelque temps éloigné de la cour le vainqueur de Lens, dont il redoutait l'inlluence dans le conseil.
2. D'après Olivier d'Ormesson {Mémoires), on accusait Ghavigny « d"avoir donné à la reine et au cardinal des conseils violents contre le parlement, et d'en avoir averti quelques particuliers pour qu'ils tinssent ferme, et d'avoir ainsi porté le parlement à faire ce qu'il faisait. »
3. Suivant Courtilz de Sandras, Fabert demanda à être caution de Ghavigny, et fit placer auprès de lui, pour observer sa conduite, un capitaine de son régiment. D'après le P. Barre, Fabert se borna à excuser Ghavigny.
4-. Ghavigny eut ordre de se retirer dans ses terres. Quand M'"" de Fabert apprit sa mise en liberté, elle s'empressa de l'en complimenter. (Lettre aut. du 31 octobre, aux Archives nationales, K, 117 B.)