‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 237 sur 334 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Fabert emmène à Sedan les nièces de Mazarin (1649). — Appréhende que les Espagnols ne profitent de la confusion générale pour entrer en France. — Extension de ses pouvoirs de gouverneur. — Mesures de sûreté intérieures. — Milices bourgeoises ; organisation de la défense locale dans la principauté. — Communication avec l'extérieur. — Fabert fait connaître à Mazarin son opinion sur la défection de Turenne. — Paix de Saint-Germain. — Fabert ramène à la cour les nièces de Mazarin. • — Découvre la trahison du baron de Mygène, lieutenant de roi ; le bannit de Sedan. — Mazarin promet l'assistance de Fabert à d'Erlach, chef de l'armée allemande au service de la France. — Fabert s'inquiète du voisinage des .\llemands ; demande en vain que leur itinéraire soit modifié. — Il reproche à Mazarin d'exposer Sedan à être ruiné. — Confirmation des privilèges de la souveraineté. — Fabert désapprouve les intentions de retraite de Chavigny ; cherche à le ramener aux affaires.

— Craint que la France ne puisse soutenir la guerre étrangère. — Se rend auprès de Mazarin (1650). — .\rrestation des princes; Chavigny sort de Paris. — La Fronde militaire. — Défection du comte de Grandpré. — Fabert épie les mouvements des frondeurs et des Espagnols. — Mazarin demande à Fabert de lui faire livrer Turenne. — Les soldats de Turenne mettent la principauté à feu et à sang. — Réflexions que suggère à Fabert le traité de Stenay. — Alarme donnée à Sedan par les troupes de Turenne. —

. Mesures prises par Fabert à l'égard des habitants des villages. — Il fait entrer un convoi de munitions dans Mouzon. — Les villages de la principauté sont ruinés par l'ennemi. — Selon les avis de Fabert, du Plessis-Praslin investit Rclhel; rcddilion de cette place.

— Défaite de Turenne à Sommepy. — Rivalité de Mazarin et de

FABEUT liiMMÈNE A SEDAN LES MÈCES DE MAZAI'.IN. 305

Cliavigny ; intcrvciitioii de Faberl eu faveur de Chavigny. — Piéciimiiiations de Mazaiin contre Chavigny; refus de le laisser rentrer à Paris. — Fabort engage Cliavigny à venir à Sedan; Chavigny renonce àce voyage. — Fabert s'efforce de justifier auprès do Mazarin la conduite de Chavigny ; confiance qu'il témoigne à Chavigny dans l'iutiniité. — Mazuriu expose à Fabert ses griefs contre Cliavigny.

— Chavigny s'en remet à Fabsrt du soin de présenter sa défense.

— Fabert s'ouvre à Chavigny de ses projets de retraite. — Le sentiment du devoir relient Fabert à son poste. — Le domaine de Larrey érigé en marquisat en faveur de Fabert. — Fabert reçoit les provisions de lieutenant général.

Les concessions par lesquelles la reine mère aux abois tenta de diminuer le nombre des ennemis du ministère restèrent, on le sait, sans effet. Au moment où l'orage amoncelé sur la tète de Mazarin allait atteindre le jeune roi lui-même, une fuite nocturne vers Saint-Germain (0 janvier 16i9) déroba la cour à la fureur des factieux. Avant que les opérations du blocus de Paris commençassent, et dans l'incertitude de ce qui allait se passer, le cardinal, préoccupé du sort de son neveu, Paul Mancini, et de ses nièces, Anne-Marie Marlinozzi, Laure et Olympe Mancini', demanda à Fabert, qui se trouvait à la cour depuis la (in de '1648, de les emmener avec lui à Sedan'-. Le voyage s'effectua (du il au 17 janvier) sans accident, mais non sans danger, par des chemins détournés :

1. Elles étaient venues eu France en mai, et à Paris en septembre

2. Ce fait témoigne de la confiance que Mazarin mettait en Fabert, et rend invraisemblabh; l'assertion de Courlilz de Saudras, d'après laquelle le cardinal, suspectant la fidélité du gouverneur de Sedan, aurait songé, peu auparavant, à le faire arrêter.

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