‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 242 sur 334 · S'ÉTENDENT JUSQU'A SEDAN · texte numérisé non relu

S'ÉTENDENT JUSQU'A SEDAN

Frédéric-Maurice reçut la promesse que l'échange de son ancienne principauté contre de nouveaux domaines serait réglé au plus tôt. Conformément aux ordres de la régente, tous ceux qui, à l'occasion des récents mouvejiienls, avaient été expulsés de Sedan ou jetés en prison, devaient èlre, ceux-ci rendus à la liberté, ceux-là autorisés à rentrer dans la ville. Fabcrt fut même mis en demeure d'aider le duc à obtenir satisfaction pour les intérêts particuliers qu'il débattait avec quelques-uns de ses débiteurs sedanais ^

Après l'accommodement de Saint-Germain, la cour vint résider à Compiègne. C'est de là que Mazarin annonça (27 mai) à Fabert l'alliance projetée entre Laure Mancini, l'aînée des demoiselles Mancini, et le duc de Mercœur, fils du duc de Vendôme, un des mécontents tardivement ralliés au roi'. En même temps. M"' de MézièreselM. de Survie, qui avaient, à Sedan, la garde des niik'cs et du neveu du cardinal, furent invités à les ramener à la cour''. Fabert eut ordre de leur fournir une escorte qui devait être re-

î. Lellres (t;op.) de Le Tellicr à Fabert, du 25 avril {Arcli. D. G., t. XCIVi; du 3 septembre (niL-inc source, t. CXIX) ; du 25 octobro (même source, t. CXVII), et du 26 octobre (même source, t. (^XV).

2. Lettre (min.) [Arch. aff. élr., France, t. CXXIII). 11 est déjà question de ce mariage dans une lettre de Fabert à Chavigny, du !) mai.

3. Lettre icop.) de Mazarin, du 27 mai. (Arch. aff. élr., Recueil spécial des lettres de Mazarin, t. XXV.)

Dans le tome CXXIll des Archives des affaires étrangères, on trouve une lettre (min.) à M™" de Fabert, également du 27 mai, où Mazarin la remercie des bons soins qu'elle a prodigués à ses nièces. n Si vous les avez trouvées, dit-il, disposées à jjrofiter de vos instruc-

:]n FABERT RAMÈNE A LA COUR LES NIÈCES DE MAZARIN

levée à Reims par une autre, envoyée de Compiègne à leur rencontre. La direction du voyage était confiée à M. de Survie; mais Fabert, prévoyant que les chemins seraient peu sûrs, préféra s'en charger luimême \ Parti de Sedan le l" juin, il arriva le 3 à Compiègne, et rendit aussitôt ta Mazarin le précieux dépôt qu'il en avait reçu cinq mois auparavant -.

Pendant le séjour qu'il fil à Compiègne (du S au 7 juin), Fabert apprit, de la bouche de Le Tellier, l'existence de relations nouées à Paris entre le baron de Mygène et le duc de Bouillon \ il fut amené ainsi à s'expliquer avec le secrétaire d'État de la guerre sur un fait des plus graves, dont les circonstances, comme on va le voir, confirmaient le soupçon d'infidélité qui s'élevait contre le lieutenant de roi de Sedan. A la suite d'un voyage de ce dernier à la cour, vers la fin de 1648, Fabert fut invité (23 février) à régler, après examen d'un mémoire communiqué à la reine par le prince de Condé, les conditions auxquelles il croirait utile d'accepter la proposition faite au roi par plusieurs colonels liégeois de lever dans

lions et de votre exemple, je ne doute pas que vous ne leur ayez déjà donné une forte teinture de sagesse et de vertu, et que cela ne double la satisfaction que j'aurai de les revoir, m

1. Lettre (aut.) de Fabert à Cliavignv, du oU mai. (Arch. nat., K, 118 A.)

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