Lettre (aut.) du même au même, du l juin, même source
Il est question, dans cette lettre, d'un autre projet île mariage du duc de Candale, fds du duc d'Épernon (marquis de La Valette), avec Anne-Marie Martinozzi.
3. Lettre (aut.) de Fabert à Cliavigny du 12 juin. (Arch. nat., K, 118 A.)
IL DliCOUVni: la TUAHISON du UAKON de MYGÈNK. 3I5
leiii" pays et de mettre au service de la France, pendant toute la durée de ia guerre contre l'Espagne, cinq ou six régiments d'infanterie et autant de cavalerie, avec un train d'artillerie de six canons et les voitures de vivres nécessaires ^ Faute de connaître ces officiers, Fabert ne put se conformer aux instructions de la cour. On lui enjoignit, pou après (8 mars), d'avoir à accélérer la conclusion du traité. Mygène, auprès duquel il insista vivement pour obtenir les renseignemenls sans lesquels aucune négociation n'était praticable, finit par déclarer que le colonel liégeois Jammart était le seul qui lui eût adressé des offres de service. Aussitôt Fabert avisa cet officier de son intention de se me lire en rapport avec lui ; mais la lettre qu'il lui écrivit dans ce but fut soustraite par Mygène, qui lui en substitua une autre de sa main. Par bonheur Fabert, qui avait déjà des motifs de défiance à l'égard de son lieutenant, s'était précautionné contre toute tromperie. Il avait expédié à Jammart, par la voie de Mézières, un duplicata de sa lettre. La réponse au message du baron de Mygène, arrivée à Sedan le 10 avril et envoyée aussitôt à Le Tellier, fut suivie, le 22, de la réponse au duplicata. Celle-ci mettait à nu les mensonges et la perfidie du baron. Aucune ouverture ne lui avait été faite par Jammart.» Les propositions que contenait le mémoire des colonels étaient une pure fiction, à laquelle il avait eu recours dans l'espoir de
1. Lettre (cop.) de Le Tellier à Fabert. {Arch. D. G., t. CXIV.)