i IL CHERCHE A UAMENEU CHAMGN'Y AUX AFFAIRES
rais un regret immortel, si les choses se disposaient à vous rapprocher de la reine, si vous n'usiez de cette force avec laquelle vous vous êtes toujours porté à préférer l'intérêt de l'État au vôtre particulier. Considérez, Monsieur, combien il est plus agréable à Dieu d'assister toute une nation qu'un particulier, et après avoir eu pour le général les considérations qui vous doivent faire perdre l'envie de la retraite, pensez encore combien il serait ruineux à votre maison, si vous vous jetiez dans une vie privée, et à combien de déplaisir cela vous exposerait par la malice de ceux qui cherchent à se mettre bien avec ceux qui gouvernent, en inquiétant les personnes qui les fuient. Enfin, Monsieur, j'espère que vous considérerez Dieu, la France, le Roi et votre famille, et que vous voudrez mériter la récompense que doivent espérer ceux qui renoncent à leurs sentiments pour faire le bien d'autrui'. »
La décision à laquelle Chavigny s'était arrêté, ne pouvait manquer de lui susciter des ennemis dangereux parmi ceux qui avaient compté sur le retour de son influence dans le conseil ou sur sa rentrée au ministère pour la satisfaction de leurs intérêts particuliers. C'était ce dont Fabert aurait voulu convaincre son ami. « Ce que j'ai souftert, lui disait-il, et vu souffrir à d'autres durant le temps de ma vie, me fait considérer les hommes comme les pires de tous les animaux; j'ai remarqué qu'il semble qu'il n'y en ail