‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 251 sur 334 · Li'Uii' aiit. du 6 octobre. (Arrli. ual., K, 118 A · texte numérisé non relu

Li'Uii' aiit. du 6 octobre. (Arrli. ual., K, 118 A

r.RAlNT QUE LA FRANCE NE PUISSE SOUTENIR LA GUERRE. 325

de bons que pour donner moyen aux autres d'exercer leur malice'. » Nous ne saurions dire si celte boutade de misanthrope disposa Chavigny à changer d'avis, et surtout à se rapprocher de la reine et de Mazarin, ce qui é lait au fond le désir de Faberl; toujours est-il que sa situation se modifia quelque temps après. Le cardinal, se relâchant un peu de la dureté avec laquelle il le traitait depuis qu'il l'avait rendu à la liberté, l'autorisa à revenir à Paris (novembre).

Vers la fin de cette année 1649, si tristement tourmentée, tout semblait annoncer de nouvelles et terribles agitations. En présence d'une catastrophe prochaine, Mazarin envoya à Sedan des meubles, des bijoux et de l'argent^. Quanta Fabert, il se montrait préoccupé de savoir quand le retour de jours meilleurs permettrait au cardinal de donner aux traités de '164(S un digne pendant, en imposant la paix à l'Espagne. La crainte que la France, en proie à l'anarchie, fût impuissante à soutenir la guerre étrangère, l'obsédait sans cesse \ Une tentative de meurtre, dirigée contre le prince de Condé par les frondeurs (décembre), lui ayant paru devoir fournir à la cour « un merveilleux avantage pour rétablir l'autorité du roi, » il écrivit à Chavigny : « Il faut demander à Dieu qu'on en sache bien user, la paix avec l'Es-

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