FABERT SE REND A PARIS AUPRÈS DE MAZARIN
pagne et le repos du royaume dépendant de cela\ » Dans les premiers jours de 1650, Fabert était à Paris auprès de Mazarin. Sollicité à plusieurs reprises de faire ce voyage, à la fin de 1649, il avait éludé jusque-là les ordres do la cour-. La crainte d'être mêlé de trop près aux intrigues compromettantes des partis aux prises avait peut-être contribué à inspirer sa conduite; mais, surtout, il s'était imposé le devoir de ne pas quitter son gouvernement au moment où les soldats d'Erlach, d'une fidélité douteuse, s'apprêtaient à traverser la principauté, et où il redoutait d'être amené à recevoir leurs chefs dans Sedan. Plus tard, délivré des Allemands, il s'était vu dans l'obligation de ne pas interrompre les négociations qu'il avait entamées depuis quelque temps, au nom de Mazarin, avec le chevalier d'Aigueberro, pour régler le prix auquel cet officier consentait à donner sa démission de gouverneur de Charloville '.
Dans ses entretiens avec Fabert, Mazarin tiMiioigna de ses intentions bienveillantes à l'égard do Chavigny. Déjà il méditait, de concert avec la reine, le coup d'éclat qui devait le rendre maître, à peu de temps de là, de la personne du prince de Condé et des ducs de Conti et de Longueville. Seulement, ce n'était pas assez pour lui que ses desseins fussent tenus secrets :