‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 263 sur 334 · FABEHT ENGAGE GHAVIGNV A SE RENDRE AUPRÈS DE LUI · texte numérisé non relu

FABEHT ENGAGE GHAVIGNV A SE RENDRE AUPRÈS DE LUI

Paris, puisque le dessein de il/™' la princesse était avorté \ » Après avoir ainsi glissé, sous un trait d'ironie, le refus de faire cesser l'espèce d'exii de Gliavigny, il continuait en ces termes : « Ce n'est pas peu que j'ai d'assez de modération pour le souffrir; je puis bien vous dire que vous avez beaucoup de part à me donner ce sentiment. » 11 n'en finissait pas moins par déclarer derechef que sa patience n'était pas inépuisable ■.

En rapprochant ce langage des renseignements que M. de Termes avait eus à la cour, Fabert se persuada que de nouvelles mesures de rigueur allaient atteindre Chavigny. Sans rien lui celer de ses appréhensions, il l'engagea à venir à Sedan. 11 ne croyait pas, toutefois, à cause du peu de sûreté des chemins, que Chavigny dût le rejoindre avant que Mazarin eût approuvé son voyage. « Tous savez que personne n'ignore votre disgrâce, lui écrivit-il, et ce serait un merveilleux avantage pour vos ennemis si, étant arrêté sur le chemin de Sedan, ils pouvaient persuader que vous auriez été pris voulant aller trouver M"" de Longueville à Stenay^ » 11 se chargea lui-même de demander à Mazarin le consentement qu'il jugeait

1. De Cliaiililly, où la reine Favait reléguée, la princesse douairière de Coudé (Henriette-Cliarlolte de Moiitniorenc\) était venue, en avril, à Paris, oi!i elle avait adressé, sans succès, au parlement, une requête pour la délivrance des princes.

2. Lettre, en min., aux Archires des affaires étrangères. Recueil spécial, t. XXVIII, avec la date du 9 mai, en copie (de la main de Fabert) aux Archives nationales, K, 1 18 A, avec celle du 6 mai.

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