Pont-sur-Seine
3. Le vicGiute de Fontrailles excitait la nohlesse de province à convoquer les états généraux.
SES GRIEFS CONTRE CHAVICNY. 3t7
» Tirez, je vous prie, vos conséquences de là, et, joignant ce que je vous marque que M""' la Princesse n'a point de conseil dont elle fasse plus de cas, ou qu'elle consulte plus souvent que celui de Pons, voyez s'il n'a point contrevenu à la parole qu'il vous avait donnée de ne se mêler de rien et de ne point fâcher la reine, et jugez si, ayant manqué en tant de façons, vous êtes encore obligé à parler pour son retour à Paris. Je passe bien au delà, et je vous assure que quand aujourd'hui il serait en votre pouvoir de le lui procurer, vous lui rendriez un très mauvais service de le faire, parce qu'il est impossible, ayant ce qu'il a dans l'Ame et qu'il prend grand soin de vous cacher, qu'il ne se mît dans quelque plus grand embarras que ceux dont il est sorti. Enfin, il ne le doit pas souhaiter lui-même s'il est bien conseillé, et fera bien mieux de ne songer qu'à se tenir en repos et y laisser les autres, à qui il ne donnerait déjà que trop de sujet de troubler le sien, si on ne préférait votre satisfaction à beaucoup d'autres considérations bien puissantes. »
Quoique l'amitié loyalement pratiquée soit parfois la source d'illusions tenaces, il est difficile d'admettre que Fabert ait été complètement aveugle sur le compte de son ami. Mazarin pouvait bien grossir cei'taines charges relevées contre son ennemi personnel, mais il ne les inventait pas toutes. On remarquera du reste que, dans ses lettres au cardinal, Fabert proteste surtout de la pureté des intentions de Ghavigny, sans nier d'une manière absolue ses rapports avec les per-