‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 279 sur 334 · TROUVE FABERT TROP DÉFÉRENT POUR MAZARIN FUGITIF · texte numérisé non relu

TROUVE FABERT TROP DÉFÉRENT POUR MAZARIN FUGITIF

rendus à la France en un temps très différent de celui-ci, j'ai sujet de croire que vous l'assisterez, maintenant qu'elle en a tant besoin. Dieu m'est témoin que le désir que j'ai de votre retour à la cour ne procède que de celui que j'ai pour le bien de l'État'. » Lors de son séjour à Rethel, Mazarin avait confié à Fabert qu'au mois de décembre précédent, il s'était ouvert au comte d'Estrades de son désir de se rapprocher de Chavigny'^ Plus tard, sur le chemin de Sedan à Bouillon, et pendant son séjour à Bouillon, il avait abordé de nouveau ce sujet pour déclarer qu'il persistait dans ses intentions; il n'avait pas cherché, alors, à se défendre du reproche que Fabert lui faisait de s'être montré injuste envers Chavigny; il s'était même déclaré partisan de son retour aux affaires '\ Mais Chavigny devait se soucier médiocrement du patronage de iMazarin pour rentrer au conseil. Il sut assez mauvais gré à Fabert de l'instruire des dispositions du cardinal à son égard, et, de plus, prit ombrage des ménagements pleins de déférence dont il le vit user envers lui. Le dépit qu'il en éprouva n'échappa point à Fabert, qui se crut obligé de lui donner sur sa conduite les explications suivantes : « J'ai toujours été si persuadé que le cardinal ne pourrait s'empêcher de tomber, que j'ai cru

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