‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 280 sur 334 · FABERT EXPLIQUE SA C0>;DUITE A CHAVIGNY · texte numérisé non relu

FABERT EXPLIQUE SA C0>;DUITE A CHAVIGNY

que c'était un eiïet de la bonté de Dieu qui vous séparait de l'amitié qui avait été entre vous deux, et vous pouvez, Monsieur, vous souvenir qu'il y a plusieurs années que je vous en ai parlé ainsi. Si j'ai cru qu'il ne pourrait se maintenir, j'aurais grand tort, maintenant, de me persuader qu'il soit capable de reprendre la place qu'il a perdue, et rétablir une autorité fondue entre ses mains. Quant à ce que je l'ai reçu ici, je n'ai pas cru devoir user d'autre manière. Vous-même, autrefois, m'avez fait l'honneur de me conseiller de vivre avec grand respect avec lui ; je l'ai fait à la vue de la cour et de toute la France, et je n'ai pas voulu, après cela, que ceux qui écriront ces disgrâces missent au nombre des plus remarquables celle que ce lui eût été de se voir refuser le passage de la Meuse, pour s'éloigner de France, par une personne qu'on ne manquerait pas de publier lui être fort obligée. Vous-même, Monsieur, auriez peine à me justifier de cela envers ceux qui vous en parleraient, et peut-être envers vousmême aussi. De péril pour moi, je ne crois pas qu'il y en puisse avoir. Je n'ai reçu nul ordre qui dût m'empêcher de faire ce que j'ai fait. Je crois certainement que M. le cardinal a fait tout le mieux qu'il a pu contre les Espagnols, qui étaient perdus sans nos désordres, et j'ai sujet de croire que Leurs Majestés le voient éloigner contre leurs intentions ; Elles ont écrit à des gouverneurs des lettres que j'ai vues, portant qu'il se retire ayant leurs bonnes grâces et assurance de leur protection. Après toutes ces choses,

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