‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 283 sur 334 · MAZARIN SE PLAINT A FABERTDES PROCÉDÉS DE CHAVIGNY · texte numérisé non relu

MAZARIN SE PLAINT A FABERTDES PROCÉDÉS DE CHAVIGNY

s'était toujours imposée vis-à-vis do Chavigny, et ne manqua pas de faire ressortir la contradiction qui existait entre la démarche qu'on lui prêtait et le respect qu'il avait pour la reine. Il demanda aide à Fabert pour rétablir la vérité. La crainte de perdre la confiance de ses amis ou de refroidir l'ardeur de leur dévouement l'agitait singulièrement. En vain Ghavigny prétendit n'être pour rien dans les imputations dont on chargeait sa conduite, Mazarin s'obstina à croire le contraire et à se plaindre à Fabert des procédés que l'on employait pour le discréditer. Faisant allusion à des griefs récents qu'il avait contre le nouveau conseiller de la reine, il écrivit à Fabert, l'humeur échauffée par les mauvais traitements dont il était l'objet : « Il n'y a pierre que M. de Ghavigny n'ait remuée contre moi dans le parlement et auprès des princes, dans la crainte qu'il a eue qu'il y eût négociation sur le tapis par le moyen de laquelle on ajustât mon retour en France. Il a sollicité publiquement les malintentionnés du parlement pour les faire fronder contre moi, et je ne sais par quel artifice il a fait que le maréchal de Gramont s'est révolté contre moi, qui ne fait que parler partout à mon désavantage, et vous savez de quelle façon je l'ai servi, et du temps du feu roi et dans la régence.... Il a offert au maréchal d'Estrées de lui montrer des letfrcs que je lui avais écrites, par lesquelles il pourrait reconnaître que je n'avais aucune estime pour lui. Il a fait tous ses efforts auprès de M. Servien pour lui persuader que c'était moi qui

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