‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 285 sur 334 · TRAITÉ D'ÉCHANGE DE LA PRINCIPAUTÉ · texte numérisé non relu

TRAITÉ D'ÉCHANGE DE LA PRINCIPAUTÉ

cunc forme de justice, malgré Leurs Majestés, qui les ont tenues longtemps prisonnières pour les contraindre à leur donner tout ce qu'ils ont voulu làdessus. » Le cardinal terminait par des protestations d'amitié pour Fabert. « Je vous conjure de ci'oire, lui disait-il, qu'en quelque état que je puisse être, vous n'aurez jamais ni serviteur ni ami qui vous aime et vous estime plus que moi ^ »

Dès sa sortie de France, Mazarin avait commencé à entretenir, principalement par l'entremise de FaLcrt, avec la régente et les secrétaires d'État une correspondance des plus actives. Grâce à ces rapports incessants, la reine put négocier de bonne heure (;20 mai's), avec le duc de Bouillon, l'échange des souverainetés de Sedan et Raucourt, et d'une partie du duché de Bouillon, contre les duchés-pairies d'Aîbret et deChàteau-Thierry, les comtés d'Auvergne et d'Évreux,etc. Ce traité réservait les droits de Frédéric-Maurice sur le château et la portion du duché détenue par l'évêque de Liège et le roi d'Espagne. Il fut accompagné d'une déclaration du roi, d'après laquelle le duc, son frère le vicomte de Turenne et leurs descendants devaient continuer à jouir, « tant dedans que dehors du royaume, » des mêmes « privilèges, prérogatives, rangs, préséances et dignités » que par le passé -^ ».

Le contrat d'échange était signé depuis près de

1. Lettre (cop.) du 15 juillet. (Arch. ajf. étr., Recueil si)écial, t. XXIX.)

2. Déclaration (orig. sur parchemin) du mois de mars. (Arch. )ial., K, 118 A.) On trouve le même document aux Archives de la mairie

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