‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 286 sur 334 · FABERT FAIT SUPPRIMER LA CLAUSE QUI PLACE SEDAN · texte numérisé non relu

FABERT FAIT SUPPRIMER LA CLAUSE QUI PLACE SEDAN

trois mois, quand Fabert fut informé qu'une de ses clauses plaçait les Terres souveraines dans la dépendance du parlement, de la chambre des comptes et de la cour des aides de Paris. Cette mesure allait droit à ruiner l'Académie* et à déposséder de leurs charges les magistrats hors d'état d'en payer la finance. C'était se priver des services d'un grand nombre d'hommes éminents, la plupart protestants, dont le concours n'avait pas peu contribué à faire accepter du peuple la nouvelle domination. Les assurances que Fabert avait données aux habitants, sur la foi des déclarations royales, que leurs antiques immunités seraient respectées, recevaient ainsi un démenti formel. Après les sacrifices prodigieux qu'il avait obtenus des bourgeois pour étendre et améliorer les défenses de la place, n'était-ce pas répondre à leur dévouement par la plus noire ingratitude? Metz avait attendu quatre-vingts ans avant de souflrir aucun changement de ce genre ; il fallait au moins laisser mourir sous le régime des anciennes institutions là génération que les princes de Bouillon avaient commencé à façonner. Tels sont les principaux traits du plaidoyer ému que Fabert adressa en même temps à Mazarin et à Chavigny "-. Il était alors à Bourbonne,

de Sedan, sous forme il'exlrail du Registre du conseil de la police de la ville. — P. Xorhert.

1. Une petite partie du revenu du domaine de Sedan servait à l'entretien de l'Académie.

2. Lettre (aut.) de Fabert, de Bourbonne : 1" à Mazarin, du 17 juin [Arch.nat., KK, 107'2j ; H" à Chavigny, des 17 et "10 juin (Arch. nat., K, 118 Ai.

Page 1