‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 287 sur 334 · DANS LE RESSORT DU PARLEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

DANS LE RESSORT DU PARLEMENT DE PARIS

OÙ il prenait les eaux. A son retour à Sedan, il trouva les habitants souS le coup d'un abattement profond, causé par la perspective du bouleversement qui menaçait la constitution politique et administrative des Terres souveraines '. Un conseiller de ville, avocat au conseil souverain, Jean Billot, fut député à la cour pour solliciter de la régente, au nom de ses concitoyens, la suppression de la clause attentatoire à leurs privilèges"-. Chaleureusement appuyée par Mazarin, la requête de Fabert eut l'issue qu'il avait souhaitée. Une déclaration du roi (3 juillet) constata « l'erreur » qui s'était glissée, au détriment des Sedanais, dans le contrat du 20 mars, et porta confirmation de la Souveraineté sans innovation de ressort ni de juridiction \ Lors des premières démarches de Fabert pour

1. Lettre (aul.) de Fabert à Cliavigny, du 13 juillet. {Arch. naf., K, 118 A.)

2. Lettre (aut.) de Fabert à Cl'.avigny, du 14 juillet. {Arch. mit., K, USA.)

3. Lettres : 1° [Arch. a/f. éAi'.)(\c Mazarin àdeLionneetServien, du 30 juin (Rec. spécial, t. XXVllI, cop.) ; à Fabert, des -i et 15 juillet, 9 août et 1" septembre {Fiec. spécial, t. XXIX, cop.), et 4 août {France, t. CXXXVI, min.) ; de Fabert à Mazarin, des 9 et 30 juillet {France, t. CXXXIV, aut.); 2° (Arch. nat., KK, 1072), de Fabert à Mazarin, du 19 août, aut.

Dans sa lettre du 19 aoijt, Fabert disait à Mazarin : « J'aime mieux mourir que d'aller contre la volonté de Leurs Majestés ; mais, cette considération ôtée, je ne voudrais pas vivre, si j'avais abandonné un peuple fidèle au roi, et qui, sur ma parole, a fait des cboses pour son service qui mériteraient qu'on lui donnât les privilèges que l'on lui veut ùter, s'il ne les avait pas. »

La dernière en date des lettres relatives à cette affaire est du 1" septembre. Fabert ne savait pas encore, à cette époque, s'il avait été ddnné suite à sa réclamation. Or, la déclaration royale qui ap-

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