QUE LUI CAUSENT LES DISCORDES CIVILES
dans lequel est le royaume, el les maux que le roi et la reine souffrent, ne permellent pas que je ressente les miens particuliers.... Dieu sait les intentions que j'avais pour M. de Chavigny, et vous avez bien pu connaître si elles étaient sincères. Il n'a tenu qu'à lui d'être heureux et en meilleure posture qu'il n'avait jamais été, en attachant, comme il pouvait, M. le Prince entièrement à la reine, et établissant entre ledit prince et moi une parfaite intelligence, de quoi la réunion de la maison royale et le relèvement de l'autorité s'en seraient ensuivis, et la conclusion de la paix, puisque les Espagnols, dans la faiblesse où ils sont, auraient été très heureux d'y donner la main, n'ayant autre fondement, pour continuer la guerre, que nos divisions ; car, la France unie, ils auraient plus à craindre que par le passé, voyant bien que leur roi s'en va et que le nôtre vient ^ » Dans la même lettre, il parle des « instances qu'il poursuit », afin « d'être mis en état de s'en aller à Rome pour délivrer tous ceux qui ont peur de son retour^». Mais il n'entend donner satisfaction à ses ennemis, sous ce rapport, qu'autant qu'il recevra quelques garanties. A ce sujet, il dit à Fabert (22 septembre) : « Je vous laisse à penser si, après avoir été banni par tant d'arrêts ignominieux, je suis capable de
i. Lettre (cop.). (Arch. aff. étr.,Heciieil spécial, t. XXIX.) 2. « Il y ;i tout lieu de croire que ce fut le coadjuteur qui inspira ridée au duc d'Orléans de demander au conseil du roi que le cardinal Mazarin fût envoyé à Rome |iour y représenter les intérêts de la France en qualité de cardinal national. » (Chantelauze, le Cardinal de Retz.)