RAPPORTS DE FABERT AVEC LES LAZARISTES
Le concours donné par Fabert à l'œuvre de M. Olier ne le détournait pas des soins cpie commandaient les intérêts religieux dont il avait pris la défense dans son gouvernement. Le zèle qu'il déployait dans l'accomplissement de cette tache n'avait rien d'intolérant. 11 se mettait, avec un grand tact, au-dessus de tout reproche de partialité en faveur du culte et du clergé orthodoxes. Les missionnaires lazaristes étaient pour lui des auxiliaires d'autant plus précieux que, vivant par vocation et par état au milieu du peuple, ils avaient su s'en faire aimera Dès 16-i3, les services qu'ils rendaient comme médiateurs au milieu des troubles publics leur avaient mérité l'estime des habitants, sans distinction de culte. Le sieur de Real, dans une lettre adressée à cette époque au duc de Bouillon, les qualifiait de « personnes de haute probité et modération - ». Ces humbles prêtres ne faisaient d'aiUeurs que se conformer aux préceptes de Vincent de Paul, qui leur recommandait
1ère de la Fidélité de Saumur; Saumur, 1690. — Vie de M. Olier, par M. Paillon, 4° édition, Paris, 1873.
Un édit (en 24 articles) contre les duels fut rendu le 7 septembre
En 1656, Vincent de Paul écrivit au supérieur de la maison de Rome pour obtenir une bulle papale en faveur de l'association fondée par M. Olier. {Vie de Vincent de Paul, par Collet; Correspondance de Fénelon.)
i. Depuis septembre 1(>43, époque à laquelle les Lazaristes avaient commencé à administrer la paroisse de Sedan, jusqu'en 1651, les supérieurs de la Mission avaient été : MM. Gallais (1643-1641), Grimai (1644-1645;, Coglée (1645-1648), Charles Bayart (1648-1650) et Coglée (1650-1654). {Archives de la Mission, à Paris.)
2. Lettre (aut,) de Real au duc de Bouillon, du 4 août 1643. >