‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 307 sur 334 · DÉFÉRENCE QUE LUI TÉMOIGNE VINCENT DE PAUL. 39'J · texte numérisé non relu

DÉFÉRENCE QUE LUI TÉMOIGNE VINCENT DE PAUL. 39'J

sans cesse de se montrer charitables envers tous, d'éviter les disputes théologiques et de ne pas s'ingérer dans les affaires séculières \ Ils ne devaient, disait-il, « rien innover de quelque importance pour l'extérieur de la paroisse ^ » sans l'assentiment du gouverneur. Enfin, il leur donnait, en toute occasion, l'exemple de la déférence envers ce dernier '\

Reprenons, maintenant, le récit des événements au point où nous l'avons laissé, c'est-à-dire au moment où Mazarin rejoint la cour à Poitiers. Un peu plus d'un mois après, l'armée royale remontait vers

1. Lettre (cop.) de Vincent de Paul à M. Coglée, du lo février lOli etpassim. {Arch. de la Mission.)

2. Lettre (cop.) de Vincent de Paul à M. Coglée, de 8 juin 1650. (Arch. de la Mission.)

3. Lettre (cop.) de Vincent de Paul à M. Coglée, du 26 avril 1651. (Arch. de la Mission.) — « Plût à Dieu, écrivait Vincent de Paul, le 3 mai 1651, à M. Coglée, que les semonces que vous avez faites à M. Fabert fussent à faire ! Vous êtes allé un peu trop avant. Je vous prie d'être fort retenu en cette occasion ", car, bien que vous soyez ])oussé d'un bon motif, il y a néanmoins quelque chose à désirer. Vous savez qu'il est fort sage et devez estimer qu'il fait toutes choses avec considération, poids et mesure. C'est néanmoins le taxer du contraire que de vouloir exiger de lui d'autres usages que ceux où il est. Vous ne devez pas non plus penser qu'il n'agisse pas assez franchement envers la Compagnie, car il le fait autant qu'il le juge expédient. Si nous nous regardons comme indignes d'un bon traitement, nous trouverons que celui qu'il nous fait est trop avantageux pour nous; car, en effet, il exerce beaucoup d'affection et de support eu notre endroit, et l'expérience du passé nous en promet la continuation. Selon cela, le meilleur avis que je vous puisse donner et que je puisse prendre, est de respecter grandement sa personne et de déférer fort à sa bo^n(^ conduite, de lui témoigner beaucoup de reconnaissance des grâces qu'il nous a faites, et enfin de le congratuler de ses pieuses actions, plutôt que de l'exhorter d'en faire d'autres. » (Cop. Arcli. de la Mission.)

* Les lettres de Vincent de Paul ne nous ont foui-ni aucune exijlication sur les motifs qui ameutTcnt M. Coglée à se montrer mécontent de Fabert.

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