‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 311 sur 334 · MAZARIN FAIT AVORTER LES NÉGOCIATIONS · texte numérisé non relu

MAZARIN FAIT AVORTER LES NÉGOCIATIONS

voyage à Paris, à Vincennes et à Blois, où était la cour (première quinzaine de mars), dans le but de sonder les dispositions de chacun et de se rendre mieux compte de ce qu'il avait à faire, à la fois pour rendre l'opinion de iAIazarin plus favorable à Chavigny, et pour amener Ghavigny à se rapprocher de Mazarin^ Tous les efforts de son entremise désintéressée furent impuissants à vaincre la défiance mutuelle qui tenait éloignés ces deux hommes d'État depuis plusieurs années-. Quand les pourparlers définitifs s'engagèrent, les mandataires des princes étaient décidés h sacrifier le cardinal aux intérêts de la réconciliation projetée. Comment celui-ci l'aurait-il ignoré? Tout d'abord, il affecta des airs de victime résignée ; mais, l'heure propice venue, il coupa court en maître aux propositions d'accommodement, et laissa les amis du prince de Gondé et de son équivoque allié le duc d'Orléans, em-

1. Lettres (aut.) de Fabert (Arc/i. «//'. étr.) : 1° àMazarindu28 février {Lorraine, t. XXXVI), du 23 avril {France, t. CXL) ; 2» à Ghavigny, des 15 et 16 mars {France, t. CXLVIl). — Lettres (aut.) de Fabert à Ghavigny, des 14 février et 27 avril. {Arch. nat. K, 118 A.)

2. A la veille de l'ouverture des négociations. Fabert comptait encore sur Ghavigny pour aider au dénouement des négociations dans des conditions avantageuses pour le roi.

Dans une lettre à Mazarin du 23 avril, citée plus haut, il disait : (( Je loue Dieu d'apprendre que ces Messieurs [les princes) continuent dans le dessein de s'accommoder, et le prie pour que ce soit avec avantage pour l'État, et que les progrès de S. A. R. et de M«' le Prince à Paris ne changent point ces bonnes dispositions. V. E. verra mieux que personne ce qu'il y a à ménager sur les choses que M. le Prince pourrait demander en faveur de ceux qui ont abandonné les emplois importants qu'ils avaient pour le roi, en lui accordant ce que la passion qu'il a contre le cardinal de Retz lui fera

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