IL SE RETIRE A SEDAN, PUIS A BOUILLON
barrasses dans le labyrinthe de leurs combinaisons.
A la suite de ces négociations avortées, une vive agitation régna dans Paris. La victoire de Turenne à Étampes et ra|)préliensiou des rigueurs d'un blocus étroit augmentèrent encore le désordre. Après le combat du faubourg Saint-Antoine, ce fut une complète anarchie, que signalèrent des excès sanglants. La cour en profita pour s'entendre avec les bourgeois. Bientôt la plupart des anciens frondeurs, découragés, se déclarèrent prêts à entrer en arrangements avec la régente. Mazarin, ne voulant pas être un obstacle à la pacification qui s'offrait d'elle-même, reprit, de son propre mouvement, la route de l'exil. Il se rendit par Château-Thierry *, Damery et Reims, à, Sedan (ii) août), où il attendit l'autorisation de l'électeur de Cologne pour aller à Bouillon % et conféra avec Fabert afin d'assurer, comme l'année précédente, ses communications avec la cour. Ensuite, il s'achemina vers Bouillon (10 septembre) \ Quant à Condé, il resta les armes à la main, ne vou-
demander pour Fabattre, à quoi peut-être V. E. gagnera plus que lui. Si M. de Cliavigiiy vous voit, je crois que tout ira bien entre vous. »
1. Dans une lettre (cop.) datée de Château-Thierry, 23 août, Mazarin annonce à Fabi-rt sa prochaine arrivée à Sedan. (Arch. aff. étr., Recueil t^péciul, t. X\X.)
-1. Lettre (cop.) de Mazarin à Le Tellier, du 4 septembre {Bibl. mai., H, 1719 A, t. II); lettre (aut.) de Fabert à Chavigny, du 1" septembre. {Arch. nat., K, 118 A.)
3. Lettre (aut.) de Fabert à Chavigny du 1"2 septembre. {Arch. nat., K, 118 A.)