NE PEUT OBTENIR DE SERVIR EN CAMPAGNE
tière, il confiait la conduite d'une armée et la direction d'importantes opérations à un homme encore inexpérimenté dans l'art de la guerre. Il ajouta qu'il se proposait d'envoyer le cardinal à l'ai'mée d'Alsace, faire son apprentissage du généralat, en participant avec le maréchal de la Force à l'administration et au commandement des troupes. Avant de prendre congé de Richelieu, à Bois-le-Yicomte, Fabert, de plus en plus désireux de servir dans l'armée des Pays-Bas, où le maréchal de Brézé lui offrait la charge de sergent de bataille, rappela au ministre la promesse qu'il tenait du roi d'être employé en campagne, dès que les travaux de défense de Metz seraient terminés. 11 en reçut pour toute réponse d'avoir à retourner dans cette place pour y commander, jusqu'à nouvel ordre, en l'absence du gouverneur.
Tandis que Fabert revenait (fin avril) à contrecœur s'enfermer dans Metz, Richelieu enjoignait au cardinal de la Valette d'aller prendre le commandement en second des troupes du maréchal de la Force, opposées dans la haute Alsace au duc de Lorraine. A peine le prélat était-il rendu à son poste, que le ministre s'empressa de lui faire connaître, dans des termes d'une chaleureuse amitié, l'intention du roi de lui confier le commandement en chef d'une armée en voie de formation à Langres et Chaumont.
Richelieu entrait alors armé de toutes pièces dans la guerre de Trente ans. Tousses efforts se portèrent d'abord sur les Pays-Bas, où la victoire d'Avein signala avec éclat le début de l'intervention française.