COMPOSITION DE L'ARMÉE DE LA VALETTE
çonncr d'agir sous l'impression d'un scntimem de méconlcnlemcnt à l'égard du cardinal de la Valette, il voulut dès lors prendre à témoin M. de Campels, major de la place de iMelz, en présence de M. de Hoqiiepine, commandant la citadelle, qu'il avait déjà, devant Trêves, refusé d'accepter cette charge.
Les forces placées sous le commandement de la Valette comprenaient environ vingt mille hommes d'infanterie et cinq mille de cavalerie ' ; au départ, l'artillerie disposait de quatorze pièces. C'était l'armée de prédilection de Richelieu : Servien et BuUion - n'avaient épargné ni leur peine ni l'argent du trésor pour l'organiser. La composition del'état-major de l'armée et du personnel qui entourait le cardinal était particulièrement choisie. Le vicomte de Turenne, le comte de Guiche ^ et le colonel écossais Hepburn (Hebron), ami personnel de Richelieu, servaient comme maréchaux de camp. M. de Vignolles * exerçait la charge
1. Cette évaluation répond, tant pour Tinfanterie que pour la cavalerie, à peu près à la moyenne raisonnée des chiffres d'effectif que nous avons relevés en grand nombre dans les documents manuscrits du temps (lettres, contrôles de troupes, etc.) aux Archives des affaires étrangères et du Dépôt de la guerre, et à la Bibliothèque nationale La Gttiette dit : 18 000 hommes de pied et 10 000 chevaux. Les eflectifs réels restaient toujours sensiblement au-d«"ssous des effectifs sur le papier, surtout avec des régiments de nouvelle levée.
2. La surintendance des finances était aux mains de Claude de Bullion et de Boutiiilier le père.
3. Antoine III de Gramont, comte de Guiche, marié en 1631 à M"° du Plessis de Chivray, cousine de Richelieu, devint plus tard maréchal de France. Il avait avec Fabert des rapports d'amitié.
4. De Vignolles, capitaine au régiment de Piémont, avait été commis, le 4 mai, à la charge de sergent de balaille dans le corps de troupes levé en Allemagne par le marquis de Feuquièrcs, maréchal de camp. {Arch. D. G-, t. XXIV et XXVI.)