RELÈVE LE MORAL DES SOLDATS
de sergent de bataille. Fabert, M. de la Vigerie et M. de l'Échelle faisaient les fonctions d'aide de camp. Arnauld d'Andilly ' el le comte d'Argenson "' se partageaient l'intendance de l'armée.
Partis de Pont-cà-Mousson le 24 juillet, les Français rejoignirent, le 27, à Saarbruck, le corps suédois fort de six mille chevaux, soutenu par un peu d'infanterie. Le lendemain s'ébranlaient les armées réunies, les cornettes noires de la cavalerie suédoise ouvrant la marche \ A l'approche des alliés, Galas abandonna le siège de Deux-Ponts. Quelques jours s'écoulèrent, et déjà, malgré la sollicitude de Richelieu pour cette armée toute de son choix, les vivres manquèrent dans le camp français*. Les troupes de la maison du roi, qui ne pouvaient se résigner à camper comme les autres et n'avaient jamais souffert de la faim, commençaient à murmurer ^ En même temps, comme il était aisé de le prévoir, un grand nombre de soldats manifestaient leur répugnance à passer le Rhin'\ Les plus récalcitrants se radoucirent sur les représentations de Fabert. La promesse du duc Bernard de
1. Robert Arnauld d'Andilly, fils du célèbre avocat Antoine Arnauld, né en 1589. Les liens d'amitié qui devaient unir plus tard Fabert et d'Andilly se nouèrent pendant la campagne de 1635.
"2. René de Voyer, comte d'Argenson.
3. Depuis la mort de Gustave-Adolphe, la cavalerie suédoise avait les cornettes noires. {Joiirn. des camp, de Fabert, année 1635.)
4. Le 27 juillet, Servien avait écrit à la Valette : « Ce qu'il me semble qui vous presse davantage est de pourvoir à vos vivres, dont le manquement a jusqu'ici causé la dissipation des armées du roi ou les a empêchées d'agir (Aubery.)
5. Lettres (aut.) de la Valette à Chavigny,des premiers jours d'août. Arch. af}\ étr., Lorraine, t. XXV.)
6. « Nos Français ont tant d'aversion pour ce pas^ge, qu'il n'y a