ENVOYÉ AUX CERCLES DE FRANCONIE ET DE SOUABE
faire distribuer des provisions de bouche acheva de ramener les mécontents et de rassurer les esprits inquiets. Les alliés reprirent leur marche. Tandis que Galas continuait à reculer sans combattre, ils s'emparèrent de Bingen et allèrent s'établir autour de Mayence, sur les deux rives du Rhin '. On ravitailla aussitôt cette place occupée par une garnison suédoise. Du camp de Ilochheim, sur la rive droite, le cardinal se hâta d'entamer des négociations avec le landgrave de Hesse-Cassel, afin d'obtenir son concours armé. Mais la prise récente de Francfort et de Sachsenhausen par les Impériaux et le voisinage de l'armée de Galas avaient changé les bonnes dispositions que l'on attribuait à ce prince ; on ne put en obtenir qu'une déclaration de neutralité. Cette défection imprévue, l'indécision des cercles de Franconie et de Souabe, auxquels Faberi, envoyé par le général en chef, rappela en vain les traités conclus avec la France, enfin le fléau de nouveau menaçant de la famine, décidèrent la Valette et le duc Bernard à rétrograder ^ Après un heureux coup de main entrepris avec un parti de cavalerie sur des régiments ennemis aux portes de Francfort, et dont le principal but était de dissimuler aux Impériaux le mouvement prochain de
pas beaucoup de différence entre ruiner une arrnée et l'entreprendre. » (Lettre de Servien à la Valette, du '27 juillet, citée plus haut.)
1. Richelieu s'était tout d'abord opposé à ce que l'armée poussât jusqu'à Mayence ; il avait ensuite laissé à la Valette sa liberté d'action, afin de ne pas contrarier les prétentions du duc de Weimar.
2. Lettre de la Valette à Chavigny, du 15 septembre, en grande partie de la main de Fabert. (Arc/i. aff.étr., Lorraine, t. XXVI.}