‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 47 sur 334 · PROPOSE DE LAISSER LE CANON A KREUZNACH · texte numérisé non relu

PROPOSE DE LAISSER LE CANON A KREUZNACH

retraite, les troupes alliées repassèrent le Rhin, les 15 et 16 septembre, et se dirigèrent sur Kreuznach. Quelques jours auparavant, Fabert avait contribué à empêcher le succès d'une tentative faite par Galas pour défendre, au moyen de brûlots, le pont de bateaux qui établissait la communication de l'armée française avec Mayence ^ Pendant le séjour des alliés à Riidesheim, dans le voisinage de Kreuznach, il conseilla de laisser le canon dans cette dernière localité, en faisant valoir que les chevaux de l'ai'tillerie, mal nourris et épuisés par la fatigue, ne pourraient continuer longtemps à traîner de lourdes pièces, et que la fourniture du pain ayant été réglée par journées et arrêtée d'avance dans les villes qu'on devait traverser, tout retard dans la marche compromettrait les mesures prises pour assurer la subsistance des troupes. Son avis rencontra un seul opposant, qui était le sieur Ferrier, lieutenant d'artillerie de l'armée. Cet officier s'obstina à voir dans la mesure proposée l'intention de porter atteinte au crédit du grand maître auprès du roi. Il n'en fallut pas davantage pour que le cardinal de la Valette, qui redoutait par-dessus tout le mécontentement de Richelieu, se rangeât à la manière de voir de Ferrier, même contre son propre sentiment. Le lendemain, l'armée se portant sur Meisenheim, plus de quatre mille cavaliers impériaux lui barrèrent le passage du côté d'Oderheim, sur la Glan; ils furent culbutés par Turenne,

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