‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 48 sur 334 · PENDANT LA RETRAITE DE MAYENCE · texte numérisé non relu

PENDANT LA RETRAITE DE MAYENCE

qui commandait l'avant-garde, et perdirent quatre canons ^ Mais ce succès n'ouvrit pas aux Français les poiles de Meisenlicim, où ils avaient été devancés par Galas. Favorisé par le séjour prolongé des alliés devant Mayence et la lenteur du mouvement de retraite au début, le général allemand, après avoir repassé le Rhin à Worms, avait pris les devants pour rompre les communications de ses adversaires et s'emparer des dépôts d'approvisionnements de Meisenheim, Homburg et Lichtenberg. Pour éviter de se heurter aux Impériaux, on résolut de se diriger par Sobernheim et Birkenfeld sur Vaudrevange'". A la sortie du camp de Sobernheim, les Croates et les Hongrois, au nombre d'environ deux mille, se mirent à harceler l'arrière-garde. Le duc de Weimar débarrassa l'armée de leur poursuite en leur donnant à piller les bagages. Chemin faisant, le général suédois, entrevoyant sans doute les conséquences désastreuses que la tactique de Galas pourrait avoir pour l'armée, avoua à Fabert ses vives appréhensions. « Nous voici, dit-il, dans une étrange affaire! » A quoi Fabert répondit avec celte force d'âme qui ne connaît point la crainte : a C'est par la difficulté que l'on rencontre aux choses que l'on acquiert de l'honneur. »

1. Lettres faut.) de la Valette à Riclielieu et Cliavigny, du îl'ô septembre. {Arcli. ujf. étr., Allemagyie, t. XII ; Lorraine, t. XXVI. )

2. Vaudrevange, ancieone petite place fortifiée du duclié de Lorraine, démolie en partie, vers la fin du dix-septième siècle, Ior3 de la construction de Saarlouis; aujourd'liui (depuis I815j village (Vallerfangen) du cercle de Saarlouis dans la Prusse rlicuane.

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