CO SERVICES RENDUS PENDANT LA CAMPAGNE SUR LE RHIN
privations et de périls, et surloiitpendant les quatorze jours de retraite qui l'avaient close, Fabert s'élait surpassé lui-même. Les fonctions d'aide de camp n'avaient pas suffi à son activité. Sans faire tort à qui que ce soit dans son autorité ou ses prérogatives, sans affecter d'air de supériorité, sans donner la moindre priseàla jalousie, il avait touchéà toutes choses. L'influence qu'il exerçait autour de lui était due à l'ascendant de son mérite; il n'en usait que pour rendre service et ne se prévalait jamais de son crédit. Soldat avant tout, on l'avait constamment vu des premiers sur la Saar, sur la Nalie, sur le Rhin, à l'avant-garde, à l'arrière-garde , partout enlin où l'ennemi s'était montré. Aux heures de détresse de la retraite, il avait fait abnégation de lui-même pour se dévouer au salut commun. L'intrépidité avec laquelle, les jours de combat, il courait au-devant de tous les dangers, lui avait valu d'être surnommé le quêteur de coups de mousquets. Homme de bon sens, à l'esprit vif et fertile en combinaisons, il s'était révélé, dans les circonstances les plus difficiles, conseiller bien inspiré. Si, comme le prétend le P. Barre, la Valette lui avait témoigné tout d'abord une certaine défiance, du moins était-il revenu promplement sur sa première impression, et l'on peut ajouter que jamais chef n'accorda d'une manière plus spontanée et plus complète sa confiance et son estime à un de ses inférieurs ; il l'associa à ses projets et à ses travaux; il en fit pour ainsi dire son coopérateur, et partagea avec lui jusqu'à sa correspondance confi-