REIND COMPTE AU ROI DE L'EXPÉDITION DE MAYENCE
hommes et en chevaux pour son armée \ et enfin remettre au roi neuf cornettes prises au combat de Vaudrevange ■. Louis XIII en personne assiégeait alors Saint-Mihiel. Fabert, parti de Metz le 30 septembre, arriva lel" octobre au camp de Kœur, devant la petite place lorraine. Les loyales explications qu'il donna au sujet de l'expédition de Mayence, sur la conduite tenue par son général, modifièrent rapidement dans l'esprit du roi l'impression défavorable qu'avaient fait naître les rapports de quelques officiers. Ce devoir de justice et de reconnaissance accompli, il se préparait, suivant les instructions de la Valette, à se rendre à Rueil où Richelieu devait attendre de sa bouche, sans doute avec quelque impatience, des renseignements positifs sur la dernière campagne, lorsque le roi le retint au camp de Kœur afin de s'éclairer de ses avis pour la continuation du siège de Saint-Mihiel '. Le marquis de Lenoncourt, qui commandait la place pour le duc Charles IV, capitula sur ces entrefaites ('20octobi'e). Le lendemain, arriva au camp le cardinal de la Valette, mandé à Metz par le roi \ qui le reçut fort bien et ne lui mé-
1. Lettre (orig.) de Richelieu à Gliavigny, du G octobre, reproduite par M. Avenel. Nous ne l'avons pas retrouvée aux Archives des a/faires étrangères.
2. Lettre déjà citée de la Valette à Gliavigny, du "29 septembre {Journal manuscrit de Talon.)
3. Lettre déjà citée de la Valette à Riciielieu, du 29 septembre. — Mémoire (orig. sign.) de Chavigny à Riciielieu, du 1" octobre, du camp de Kœur (Arch. ajf. étr., France, t. LXXUIj ; un double de cette pièce se trouve aussi dans le t. XXVI de Lorraine.
4. Lettre (aut.) de Gliavigny à la Valette, du 1'=' {Bibl. nnl., F. Fil., 66i5), et à Richelieu, du 3 octobre. (Arch. ajf. étr., France^ t. LXXIII.)